Pollution plastique / Le CIAPOL mobilise les journalistes scientifiques pour accélérer la transition écologique

Face à la gestion de la pollution plastique en Côte d'Ivoire, la riposte s'organise désormais sur le terrain de l'information. Le jeudi 6 août 2026, à Cocody, le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL), en présence du ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a réuni les membres de l'Association des journalistes scientifiques de Côte d'Ivoire (AJSCI) autour du thème « Gestion de la pollution plastique en Côte d'Ivoire ».

Pour Marcelle Aka, présidente de l'AJSCI, le traitement médiatique de la pollution plastique en Côte d'Ivoire exige une véritable expertise. Selon elle, « la mission des professionnels consiste à expliquer les phénomènes, vulgariser les données scientifiques, décrypter les enjeux et vérifier les faits afin de rendre le savoir accessible au plus grand nombre ».

Au cours de cet atelier, plusieurs experts ont animé des communications portant sur les causes de la pollution plastique, ses conséquences environnementales entre autres. Les échanges ont également mis en évidence le rôle stratégique de la presse dans l'accompagnement des politiques publiques de protection de l'environnement. Un diagnostic alarmant de la gestion des déchets à l'échelle nationale a été présenté. Le directeur du CIAPOL, le professeur Yapo Ossey Bernard, a pointé du doigt les insuffisances actuelles. « Chaque année, ce sont des centaines de milliers de tonnes de déchets plastiques qui sont générées en Côte d'Ivoire. Avec un taux de recyclage encore très insuffisant, l'urgence est criante », a-t-il déclaré. Présent lors des travaux, le ministre Abou Bamba a rappelé les conséquences concrètes d'une mauvaise gestion des déchets plastiques. 

« Les plastiques représentent aujourd'hui près de 85 % des déchets marins. En obstruant les caniveaux, ils exacerbent le risque d'inondations catastrophiques et dégradent continuellement les lagunes Ébrié, Aby et Grand-Lahou, ainsi que le littoral », a-t-il souligné. Selon lui, l'industrie de la plasturgie compte déjà plus de 40 entreprises spécialisées en Côte d'Ivoire, générant environ 10 000 emplois directs et près de 20 000 emplois dans le secteur informel. A l'en croire, une meilleure gestion des déchets plastiques constitue un levier de croissance verte, de création d'emplois et de développement durable.

À l'issue de cette session de formation et des échanges avec les différents experts, les journalistes scientifiques disposent désormais de connaissances renforcées sur la gestion de la pollution plastique en Côte d'Ivoire.

Notons que l'objectif de cet atelier de formation était de renforcer les capacités des professionnels des médias afin d'en faire des acteurs clés de la sensibilisation, de la transition écologique et de la promotion de l'économie circulaire.

Inno Beugré

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