Développement de la Côte d’Ivoire / Laurent Gbagbo dénonce la politique de Ouattara
- Publié le 12, avr 2022
- POLITIQUE
11 ans après sa déportation à la Haye, Laurent Gbagbo, ex-Président de la République de Côte d'Ivoire a entamé une visite dans le Guémon et Cavaly. L’ouest de la Côte d’Ivoire, une partie du pays qui a payé le prix fort au moment de la crise postélectorale de 2020-2011.
Le samedi 09 avril 2022, à Guiglo Laurent Gbagbo a rappelé et exhorté les militants « qu’il faut continuer à lutter pour le pouvoir. Mais, pas le pouvoir pour le pouvoir, plutôt le pouvoir pour faire quelque chose pour notre pays ».
Dans son discours, le président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a affirmé « il faut qu'on établisse un principe clair : Abidjan n'est pas la Côte d’Ivoire. Abidjan est aussi de la Côte d'Ivoire. Mais il faut faire des investissements partout à l'intérieur de la Côte d'Ivoire ».
A l'entendre parler, Laurent Gbagbo ne désapprouve pas l'amélioration des infrastructures. Toutefois, il déplore le fait que ces apports soient axés sur une seule partie de la Côte d'Ivoire. D’où l'utilisation de l’expression ‘’partout à l'intérieur de la Côte d'Ivoire’’. Pour lui, le pouvoir en place à échoué à ce niveau.
« Si Abidjan a trois ponts luxueux, il faut qu'à Guiglo, au moins il y ait un pont. Je ne peux pas avoir trois ponts luxueux à Abidjan et ne pas pouvoir rentrer à Guiglo », a-t-il soutenu. Avant d’ajouter « Un ivoirien est égal à un ivoirien ». A travers ce comparatif, l’ex-Président dénonce le favoritisme du pouvoir en place vis-à-vis d'une minorité au détriment de la grande majorité de la population.
Comme dose de rappel, Laurent Gbagbo a fait savoir que sous son ère, l’amélioration des conditions de vie de toute la Côte d’Ivoire a été son cheval de bataille. Aujourd’hui, la population se meurt sous le fardeau de la cherté de la vie et de la pauvreté ; le tout corroboré par un mépris des efforts fourni par les producteurs de nos matières premières, sous le regard complice du pouvoir Ouattara.
« Abidjan est surpeuplé (...) la question du logement ne fait plus partie des priorités de l’Etat. Au niveau du couple cacao-café, aujourd’hui ce sont des prix d’achat que l’on fixe. Je me suis battu pendant 10 ans pour qu’on fixe un prix de vente. Ce n'est pas la même chose », a-t-il souligné.
Invitant les chefs coutumiers, les filles et fils de l’ouest à essuyer leurs larmes face à toutes ces situations, Laurent Gbagbo a soutenu qu’il y a un espoir incarné par l’alliance entre le PPA-CI et le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire PDCI-RDA.
Mey