De retour d’exil / Stéphane Kipré veut prendre sa place dans le débat politique

Le président de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Stéphane Kipré est rentré de France, où il était en exil depuis la fin de la crise postélectorale de 2010. A la cérémonie d’accueil réservée par ses militants à Cocody, le vendredi 28 mai 2021, il a confié son état d’esprit, depuis le 12 avril 2011 qu’il a quitté la Côte d’Ivoire.

Donnant les raisons de son retour au pays, il a affirmé que la vérité qu’il a tant recherchée est aujourd’hui au grand jour alors il n'était plus question pour lui de rester hors de la Côte d'Ivoire. Ainsi, il regagne sa terre natale pour prendre une part active dans le processus de réconciliation et de développement, puisqu’après le président Gbagbo acquitté, il n’avait plus rien à faire en exil.

Même s’il reconnaît l’évolution de la Côte d’Ivoire en terme d’infrastructures, Stéphane Kipré dénonce toutefois les problèmes de l’électricité, d’eau et de chômage. Pour lui, une synergie de forces permettra à la Côte d’Ivoire de passer à un autre cap.

« Notre Côte d’Ivoire a évolué en infrastructures. Je veux féliciter les dirigeants de notre pays pour ce qu’ils ont fait. C’est bien, mais nous devons faire encore plus. Nous devons aller plus loin ensemble. Nous devons aller plus loin parce que c’est ensemble qu’on est fort. Il faut que la Côte d’Ivoire ait des gouvernants. Il faut aussi que la Côte d’Ivoire ait des opposants qui font des propositions de manière constructive et patriotique. 

Je viens pour prendre ma place dans l’opposition dans notre pays. Nous pouvons ensemble, encourager quand il faut encourager, critiquer quand il faut critiquer, conseiller quand il faut conseiller, être autour de notre nation quand il faut être autour de notre nation. C’est bien ce qui est fait, mais ensemble on peut faire mieux. On ne développe pas un pays seul. On développe un pays avec les idées des autres », a soutenu le président de l’UNG.

De ce fait, il a invité toutes les forces politiques à aller de l’avant. Car pour lui, il n’est pas possible de se construire sur des sentiments de haine. « La cohésion sociale est un préalable au développement du pays. Il y a eu des choses, mais nous ne pouvons pas bâtir une nation sur le passé. Nous ne pouvons pas bâtir une nation sur les rancœurs, sur la haine » a-t-il souligné. Au-delà de l’accueil du président Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré rassure. À l’en croire, Laurent Gbagbo n'a pas un esprit revanchard. Pour lui, il faut en finir avec le chapitre de la réconciliation pour penser au développement de la Nation. C'est pourquoi, il a précisé qu'il revient avec un état d’esprit de paix, pour aider le gouvernant en s'opposant bien. Car c’est en s'opposant bien qu’il pourra bien gouverner.

Adama Traoré

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