Cacao / La Côte d’Ivoire, le Ghana et des industriels signent pour un revenu décent des planteurs
- Publié le 09, jui 2022
- ECONOMIE
La Côte d’Ivoire et le Ghana réunis pour l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) ont signé un accord avec 16 industriels, traders et broyeurs de cacao, pour une meilleure durabilité dans le secteur. Cet accord signé le vendredi 8 juillet 2022, à Accra au Ghana, vise également à permettre aux planteurs des deux pays de pouvoir percevoir un prix plus décent.
Les industriels, signataires de cet accord, se sont engagé à respecter le paiement du Différentiel de Revenu Décent (DRD), qui prévoit une taxe de 200 mille Fcfa sur chaque tonne de cacao à verser aux producteurs. Il s’agit des chocolatiers, négociants et transformateurs Barry Callebaut, Blommer, Cargill, Ekom, Ferrero, GCB cocoa, Hershey, JB cocoa, Mars, Mondelez, Nestle, Olam, Puratos, Sucden, Tony’s, et Touton.
Selon l’accord, il est aussi question pour les industriels de payer un différentiel d’origine positif afin de permettre au Conseil Café-Cacao et au COCOBOD (les deux organismes de gestion du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana) d’atteindre le prix plancher de 1 million 300 mille Fcfa la tonne. Ce qui devrait permettre aux planteurs des deux pays voisins, 1er et 2e producteur mondial de cacao de percevoir au moins 70% du prix du marché mondial de cacao comme prix garanti.
« Aujourd'hui, conformément à ces prochaines étapes, les entreprises de la chaîne de valeur du cacao ont rencontré les gouvernements de la Côte d'Ivoire et du Ghana pour renouveler leur soutien au DRD en tant que point de départ vers la réalisation de revenus vitaux pour les agriculteurs », a déclaré Alex Assanvo, secrétaire exécutif de l’initiative Côte d’Ivoire Ghana ((ICCIG), mise en place par les deux pays pour défendre leurs intérêts et parler d’une même voix.
« Le pacte économique que nous avons signé aujourd’hui (ndr : 8 juillet 2022) a pour but d’encadrer l’ensemble de la filière cacao et faire en sorte que le planteur puisse bénéficier du meilleur prix qui rémunère son travail », a déclaré Yves Brahima Koné, directeur général du Conseil Café-Cacao (CCC).

Avant d’ajouter que “Les industriels se sont tous engagés à faire en sorte que nous ayons un meilleur encadrement du DRD qui permet de mieux rémunérer les planteurs”. Non sans les appeler cette fois au respect des engagements et de la parole donnée, car malgré l’accord et le soutien affiché en 2019 rien n’a véritablement bougé du côté des industriels.
Pour les industriels du cacao et du chocolat, le secteur cacao est aujourd’hui confronté à des défis d’ordre environnementaux, de durabilité et économique et cela nécessite un engagement fort qu’elle entend prendre.
« Le contenu de ce pacte est économique, ce que nous avons signé aujourd’hui est une meilleure rémunération du planteur (…) Nous nous engageons à essayer dans la mesure du possible, en partenariat avec le CCC, le COCOBOD, de promouvoir, d’aider et d’arriver au maximum de rémunération des planteurs », a affirmé Patrick De Boussac, directeur général du négociant français Touton.
Infos d’Ivoire avec Abidjan.net